J’ai passé mon diplôme de kinésithérapeute en 1977 et je me suis installé comme ostéopathe en 1986. J’ai pratiqué en fonction de ce que j’avais appris tant en théorie qu’en techniques en m’appuyant sur les ouvrages des auteurs des premiers jours avec des résultats intéressants.

De nombreuses formations avec des praticiens anglo-saxons de différentes disciplines, m’ont permis de progresser et notamment en énergétique chinoise en France, sur un cursus de sept années. Parallèlement à tout cela, la philosophie et l’histoire des religions agrémentaient mon quotidien pour ouvrir mon champ de connaissance tant du point de vue technique que relationnel et sensible.

Il y a une quinzaine d’années de cela, j’assistais à une consultation d’un confrère lors d’une journée clinique que j’encadrais aussi. C’était l’occasion de me rendre compte comment il procédait.

Ce praticien, spécialiste de mobilité, motilité, attention, intention… bref la panoplie du parfait ostéopathe, mettait en évidence une dysfonction de rein expliquant le mal-être du patient. C’était très intéressant car cela semblait cohérent et le patient allait mieux.

En fin de séance, le patient lui a précisé, devant un parterre d’étudiants très attentifs, qu’il était né avec un rein en moins et c’était justement ce rein qui venait d’être traité. Même du point de  vue embryologique il n’y avait pas eu la moindre programmation tissulaire. Comment pouvait-il sentir et traiter l’inexistant tout en améliorant l’état de santé du patient ?

Je suis resté assez dubitatif sur cette précision et de là ont commencé mes questionnements qui ne m’ont plus quitté. J’ai entamé des recherches en anatomo-physiologie et dans d’autres disciplines scientifiques aidé grandement en cela par des spécialistes en la matière : acoustique, biologie, physique, mécanique des fluides.

Je vais vous donner le fruit de mes modestes recherches et surtout, je vous invite à garder votre esprit critique sur ce que vous allez lire, vérifiez mes propos en retenant les références sur lesquelles je me suis appuyé.

Cela ne remet pas du tout en cause les résultats, bien au contraire, le mieux-être apporté aux patients n’est plus à prouver.

Il faudra continuer à améliorer nos références afin qu’elles soient recevables par l’ensemble des acteurs des soins pour avoir une plate-forme anatomo-physiologique commune qui fasse l’unanimité.

Les arguments des premiers jours sont-ils toujours recevables en prenant en compte l’évolution de la science?

Je vais reprendre point par point, les éléments forts qui justifient notre pratique.

(Dernière mise à jour, mardi 7 aout 2012)